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Normes W3C (suite)
Pour la pérennité des documents
Enfin, la pérennité des documents HTML est aujourd'hui mise en cause. On pourrait en rire, si certaines anecdotes ne démontraient que le sujet est bel et bien sérieux. Pensez seulement à toutes ces entreprises qui, à une certaine époque, ont entrepris de normaliser leur bureautique sur l'outil « standard » du moment qui était alors le format (pourtant propriétaire) de WordPerfect. Lors de la disparition de ce format quelques années plus tard, ces mêmes entreprises ont dû effectuer une migration longue et coûteuse vers la nouvelle norme, tout aussi propriétaire qu'est Microsoft Word… Dans un autre ordre d'idées, n'oublions pas que les données acquises par la Nasa sur Mars dans le cadre de l'opération Viking en 1976 sont stockées sur des bandes magnétiques que personne à ce jour n'arrive à relire, faute de matériel compatible. Aussi, afin de recueillir de l'information, les chercheurs en sont réduits aujourd'hui à fouiller les listings papier que leurs prédécesseurs n'avaient miraculeusement pas jetés !
Qui peut s'avancer à prédire qu'on pourra effectivement retrouver dans 10 ou 20 ans une vieille version de MSIE capable d'interpréter les documents construits avec la syntaxe défaillante du vingtième siècle. La pérennité des documents nous assure que, quelque-soit la direction dans laquelle évolueront les technologies dans les prochaines années, les documents seront toujours interprétables par les agents utilisateurs du moment (navigateurs, interpréteurs Web, etc), préservant ainsi de précieuses informations pour les générations à venir.
Pour une rétro compatibilité avec les anciens navigateurs
Tenter de reproduire un site pour qu'il s'affiche de manière identique dans tous les navigateurs demande un travail énorme et pose toujours de sérieux problèmes de conception, principalement parce qu'anciens et nouveaux navigateurs parlent un langage différent. Ceci est particulièrement vrai lorsque l'on tente d'arriver aux mêmes résultats dans Netscape 4 et MSIE 6 par exemple.En utilisant les standards du Web, et tout particulièrement les normes XHTML pour la structure des documents, CSS pour la présentation et DOM W3C jumelé à ECMAScript pour le DHTML, il est possible de communiquer avec tous les agents utilisateurs en ne parlant qu'un seul langage. On garantit ainsi que tous les navigateurs répondant aux normes de l'industrie pourront afficher correctement le contenu. Bien sûr, la présentation de ce contenu sera plus sobre dans les navigateurs plus anciens, mais il demeurera parfaitement accessible. Se conformer aux standards, c'est également accepter que le Web soit un médium flexible qui, contrairement à l'imprimé, s'adapte aux capacités des agents utilisateurs.
Conclusion
Que ce soit à l'occasion de la refonte d'un site ou de la création d'un nouveau service ou module, le recours aux standards permettra de conjuguer les contraintes de tous types rencontrées lors d'une production. L'utilisation du XHTML et des CSS (doublées au besoin, d'ECMAScript associé au DOM) est l'occasion idéale pour les développeurs Web d'aborder les standards en douceur, en capitalisant leurs connaissances du HTML et en contribuant à élargir leur audience (tous les navigateurs modernes, sur toutes les plates-formes). La perspective de concevoir à moindre coût des projets Web plus performants qui contribuent à consolider les fondations du Web ne vaut-elle pas à elle seule cet effort ? Suivre les standards établis par le W3C est la seule façon de se prévaloir d'un Web plus stable et plus solide, où les applications dont on ne peut encore que rêver aujourd'hui seront converties en autant de réalités de demain.
Article signé Denis BOUDREAU sur le site d'openweb :
http://openweb.eu.org/articles/pourquoi_standards/